Voilà un mot qui n'existe pas dans les dictionnaires, et qui est pourtant utilisé tous les jours dans nos médias. Les partis flamands voudraient bien voir évoluer la Belgique vers ce qu'ils appellent le confédéralisme. Mais est-on bien sûr de parler de la même chose ? Car si on en croit le Larousse, une confédération est une "association d'États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs". Selon le Robert, c'est une "union d'États qui s'associent tout en gardant leur souveraineté". On parle bel et bien d'États indépendants liés entre eux par un traité international. L'idée peut être plaisante à première vue pour un parti indépendantiste comme le RW. Mais le projet flamand derrière ce néologisme de confédéralisme consiste à régionaliser toute compétence qui peut leur rapporter, tout en gardant commun à la Belgique les compétences qui ne leur rapportent pas, comme actuellement le secteur des pensions. Et chose inacceptable pour tous les Wallons, la cogestion de la Région bruxelloise par les deux communautés flamande et française. Le Rassemblement wallon réaffirme son soutien aux Bruxellois et à l'existence de leur Région.
Nous pensons, au RW, que chaque mot doit être utilisé avec précision en politique. Et qu'on ne peut vendre aux Wallons le concept de confédéralisme en leur mentant sur le sens réel de ce mot. Et que si la souveraineté, c'est à dire l'indépendance de la Wallonie, est bien le but premier de notre parti, nous ne pouvons accepter qu'elle soit limitée selon le bon vouloir des partis flamands. Nous pensons d'ailleurs que seul le peuple wallon peut décider de son avenir par référendum, droit interdit par la particratie belge.
lundi 8 septembre 2008
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