mardi 24 février 2009

Nouvel exemple de l'absurdité de la Communauté française

La Communauté française Wallonie-Bruxelles de Belgique (ouf!) va lancer au mois de mars un vaste projet de dépistage du cancer des intestins. Très bonne chose, et que je salue. Mais à Bruxelles il est impossible de dire qui est francophone, et donc la communauté est incapable d'y déployer sa campagne. N'est-ce pas la preuve par l'absurde que la CF ne sert à rien, et que les Régions wallonne et bruxelloise sont plus à même de prendre le relais en matière de santé, respectivement pour tous les Wallons en Wallonie, et tous les Bruxellois à Bruxelles, quelles que soient les langues parlées.

dimanche 15 février 2009

La Wallonie et lndice de Développement Humain (IDH)

On entend souvent dire qu'une Wallonie indépendante est un État non-viable. On en veut pour preuve que la Wallonie serait un désert économique, peuplée de chômeurs et de fonctionnaires, dont les performances rivalisent avec l'Albanie communiste ou la RDA...

S'il est un indice qui permet de comparer le niveau de développement (y compris économique) des États c'est l'IDH. Il tient compte du PIB, de l'espérance de vie et du niveau d'instruction.

De 1994 à 2003, l'IDH wallon est passé de 0,895 à 0,921 (source : IWEPS). À titre de comparaison, l'IDH le plus élevé en 2006 était celui de la Norvège avec 0,969 et le plus bas celui de la Côte-d'Ivoire avec 0,431. La Wallonie, en tant qu'État indépendant, ne serait pas trop mal classée, puisqu'avec 0,921 elle se situerait à la 27e place entre Brunei et la Slovénie (16e des États de l'UE).

samedi 14 février 2009

Soutien populaire à l'indépendance

Quelques chiffres.

Selon un sondage INRA-Vers l'Avenir d'octobre 2004, en cas de séparation, la solution pour la Wallonie serait l'indépendance, recueille 27%.

Selon un sondage RTBF-IPSOS en parallèle à « Bye Bye Belgium » (décembre 2006), le choix de la Wallonie indépendante recueille 21%.

Selon les données issues de l’enquête présentée dans « Les wallons et la réforme de l’Etat. Une analyse sur la base de l’enquête postélectorale » en 2007, la Wallonie indépendante recueille encore une fois 20,5%.

Bien que ces chiffres sont en diminution d'année en année, le sentiment indépendantiste reste très vivace, un Wallon sur cinq. C'est peu et beaucoup à la fois. Peu car insuffisant pour provoquer un sursaut souverainiste en Wallonie, mais beaucoup comparé par exemple aux résultats électoraux des formations indépendantistes ou même à la vision qu'ont les médias de cette tendance politique (inexistante, selon eux).

Conclusion : ne baissons pas les bras, la Wallonie mérite d'être souveraine, et une partie importante de la population peut soutenir un tel projet.

Wallons toujours.